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Pseudo: ColetteCatégorie: Littérature, poésieDescription:
« Ecrits à tous vents », le cercle d’ écrivants pour les amoureux des mots…
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Il y a toujours une première fois...

Il y a l'envie de se réaliser,

De noircir la page blanche

De mots savamment choisis.

 

Il y a toujours une première fois...

Il y a même l'angoisse de l'écolier

Face à ses craintes et ses doutes.

Mais il y a toujours le bonheur

Tout au bout de l'effort...

                                                                                                     Colette


Mardi 11 Décembre 2007

Choisir un objet qui caractérise une personne.
Faire parler l’objet par rapport à cette personne.

                            

                        Passion

Je suis privilégiée.  Chaque jour, à chacun de ses moments libres, je me retrouve dans ses bras.  Lui et moi, à ce moment, ne faisons qu’un ; nous sommes en parfaite osmose.  Il faut dire qu’il me connaît parfaitement, je dirais même sur le bout des doigts. Notre rencontre n’est pas le fruit du hasard.  De sa part la démarche était très réfléchie.  Il a fait des kilomètres pour me dénicher et il savait déjà à quoi je devrais ressembler. Il me voulait  typée, douce au toucher, souple, très vibrante, d’un teint chaud, mon odeur devait l’enivrer et mon timbre le transporter. Le  coup de foudre a été immédiat mais pour être sûr de lui il a voulu me rencontrer plusieurs fois.  Je savais qu’il ne changerait pas d’avis.  Je le sentais quand ses doigts m’effleuraient, quand il fermait les yeux pour mieux apprécier les sensations. Conquis, il m’a ramenée chez lui.Et sa femme me direz-vous n’est-elle pas jalouse ?  On n’est pas jalouse d’une guitare, même si elle se prend pour une maîtresse en bois !

                    Marie-Jeanne

 

 

Lui et moi.

 Bonjour. Je me présente. Je suis "la" moto du docteur. C'est moi qui l'accompagne quand il fait ses visites. Mais il ne me sort qu'au printemps et en été et quelques fois en automne et en hiver quand il ne pleut pas. Il m'a choisie rouge et c'est vrai que cela me va bien. J'ai un look d'enfer et mes garde-boue rebondis me donnent un petit air... je ne vous dis que ça ! Quant à mon siège, il est super confort ; le docteur prend un malin plaisir à s'asseoir sur moi. Nous faisons vraiment la paire tous les deux. Il me confie tout, sans le savoir. Quand son GSM sonne, il m'arrête entre deux voitures, beuh... Il y a de ces voitures, je vous jure, elles devraient crier de honte d'être aussi sales ! Et il répond. Un médecin est toujours très demandé. "Madame Machin, ah oui, comment ça va ? Pas mieux ? Oh la la, je fais une visite et passerai chez vous après. Il raccroche. "Où habite-t-elle encore, cette chère dame ? Ah oui, je me souviens !" C'est tout juste si je ne dois pas lui indiquer le chemin ! Quand je passe à côté d'une de mes consoeurs, elle me regarde jalouse. Je suis belle avec mon cavalier. Lorsque j'ai soif, je le lui signale en faisant clignoter une petite lampe rouge. Si un jour, il m'oublie, je le laisserai sur le bord du trottoir, na ! Mes petites roues tournent à plein rendement : elles seront vite usées ! Je ne vous raconte pas, je connais toutes les rues de Bruxelles par coeur ! J'ai des enjoliveurs ravissants, très design. Je suis à la mode. Mais je vais encore vous dire, hein, j'ai la chance de dormir dans un garage où il fait bon. Mmm ! J'ai une belle vie de moto. A demain, mon petit docteur !

                    Emmanuelle

 

 

publié par Marie-Jeanne et Emmanuelle publié dans : écrits à tous vents
Mardi 11 Décembre 2007

Un mot est inséré dans le texte toutes les 5 minutes. Il va influencer la suite de l’histoire.

                     

                                                La déchirure.

 Lucie a un trait de caractère très prononcé.  Elle est autoritaire et cette caractéristique n’a fait que s’amplifier quand son patron, très content de ses performances professionnelles, l’a promue chef des ventes.  Depuis, elle tient tout le monde sous sa coupe, y compris ses proches.  Quand elle quitte sa bulle de verre et de métal pour rejoindre son foyer, elle oublie de laisser sa casquette de chef au vestiaire.  Cela se passe de moins en moins bien à la maison. Antoine, son mari se prend pour  le chef de la case  et ne la supporte plus.  C’est quand même à lui que revient de droit le sacro-saint pouvoir d’autorité.  Que les femmes s’y croient quand elles sont au boulot soit, mais à la maison il n’y a qu’un chef le seul l’unique : lui ! Le soir venu, leurs cris s’élèvent en chœur, chacun voulant avoir le dessus sur l’autre.  Lucie n’en peut plus.Elle rassemble toutes ses affaires et, sans état d’âme superflu, quitte son mari. Reste une robe oubliée, témoin fantôme d’une relation tempétueuse.

 

                                        Marie-Jeanne

 

 

Ma petite robe rouge.

 Quand Edouard est arrivé tout à l'heure, son premier regard m'a profondément troublée. J'étais en train de ranger les bouquins que ma petite soeur avait laissé traîner et terminais de lire la dernière page de "la Case de l'oncle Tom". Mais Edouard me regardait et le livre me glissa des mains presque sans m'en apercevoir. Je ne pouvais me détacher de ce regard et tout en le fixant à mon tour, je me suis levée. Il alla, comme d'habitude, vers ma chaîne Hi-Fi et nous entendîmes bientôt "les Choeurs de Nabucco" de Verdi. Edouard était mon amant depuis quelques mois et quand il était là, je ne me sentais plus. Je connaissais chacun de ses traits, ses yeux, le son de sa voix... Il m'habitait tout à fait. Il commença à me parler d'un récital que son chanteur favori donnait dans la grande salle de spectacle du quartier et me demanda de l'accompagner. Il voulait surtout que je mette la jolie robe rouge qu'il m'avait offerte au début de notre liaison. J'étais dans ma bulle, je ne voyais que lui. Il parlait, parlait, je voyais ses lèvres bouger et je n'entendais rien... J'étais sous le charme. Tout à coup, je me demandai où se trouvait cette robe rouge.  Je paniquai. Et ce n'est qu'en montant dans le dressing que je la retrouvai, accrochée à la porte de l'armoire verte. J'étais sauvée. La soirée promettait d'être merveilleuse...

                                             Emmanuelle

 

 

publié par Marie-Jeanne et Emmanuelle publié dans : écrits à tous vents
Mardi 11 Décembre 2007

Une personne écrit une lettre à une dame. S’inspirer du tableau.

 

 

 

 

 

 

 Ma douce amie,

 Quand vous recevrez cette missive je ne sais pas si je serai encore de ce monde.  En effet, votre trahison m’est apparue au grand jour et je ne puis admettre que Guillaume soit devenu votre amant.  Je ne conçois pas que ce grand escogriffe me fasse de l’ombre.  Je l’ai convoqué en duel et quand le soleil sera au zénith, le sort en sera jeté.  Je ne désire que vous. Je vous aime et vous êtes mienne à tout jamais. 

                          Augustin.

 

 

 

Lettre à une femme.

 En rentrant de ma tournée théâtrale, je trouve la lettre que vous m'avez adressée et vous en remercie. J'ai été extrêmement sensible aux compliments que cette lettre contient et suis touché de savoir que dans un pays voisin et ami, une femme suit ma carrière avec autant d'intérêt.

 

Bien amicalement,

                         Bruno Wolkowitch.

 

publié par Marie-Jeanne et Emmanuelle publié dans : les photos parlent
Lundi 26 Novembre 2007

Faire parler le tableau et créer un lipogramme. Ici, on omet la lettre O.

 

 

La virée

 Maintenant c’est l’instant tant attendu.  « Tu seras prête mémé, je viendrai te chercher à dix heures » m’avait-il dit.  Armand, le fils de ma bru allait m’emmener à la mer.  Ma vie entière je l’ai passée dans ce petit village du Gers et je n’ai vu que le bleu de ma façade alors que la mer, cette grande bleue, est si près.  Je le  guette, impatiente, mais il est déjà midi.  J’espère qu’il ne lui est pas arrivé malheur.  Mais je m’en fais pour rien.  S’il avait eu un accident j’aurais été prévenue.  Mais qu’est ce que j’entends ?

DRING,  DRING …..

Ah Armand !  Que se passe-t-il ?  Tu es en panne ?  L’escapade est remise à demain ?  Vindieu !  Cela ne vient plus à quelques heures après tant d’années !  Je  t’embrasse petit, à demain.

publié par Marie-Jeanne publié dans : les photos parlent
Lundi 26 Novembre 2007

Partir de l’incipit et faire vivre les petits chaussons de satin. Terminer le texte par une phrase imposée.

 

Ses petites manies m’agacent.  Je me demande encore pourquoi il m’a  choisi pour cette aventure.  J’étais bien tranquille au fond de mon placard quand tout à coup ses mains fureteuses sont venues m’en déloger.  Ce n’est pas vrai, me suis-je dit, il ne va pas remettre ça !  Voilà cinq ans que mon estimé danseur étoile m’avait raccroché au clou, disant sa carrière terminée.  Je n’en étais  pas mécontent.  Tous ses caprices de star et ses tics que je devais supporter avaient fini par user mon doux satin. Malgré une carrière éprouvante, un peu dépoussiéré, je n’ai pas encore trop mauvaise mine.  Evidemment je n’ai  plus la souplesse de ma jeunesse mais lui non plus.  Pour ce gala de charité je devrais encore bien m’en sortir. Bon, je suis  prêt, je sens mes pointes qui frétillent déjà.  Qu’est-ce qu’il attend ? Mais …  Pourquoi se rhabille-t-il ??

publié par Marie-Jeanne publié dans : nouvelles
Dimanche 18 Novembre 2007

Faire réagir un des personnages par rapport aux propos de la boulangère...

Risques bactériologiques! Non, mais !!! 

Elle ne sait pas de quoi elle parle cette péronnelle!  Si elle avait fait comme moi la guerre de 40 elle saurait ce que c’est de prendre des risques.! Franchement, les jeunes, maintenant ont peur de tout et de rien.  Obésité, alcool, cigarette, grippe aviaire …. 

A quand l’amende de 100 euros pour avoir acheté trois pots de Nutella la même semaine ?

publié par Marie-Jeanne publié dans : les photos parlent
Samedi 17 Novembre 2007

Créer une anecdote qui utilise les éléments tirés au sort : un personnage, un lieu et deux objets.

 

 Péché capital.

 Cet été je me baladais dans un charmant village en France.  J’aime  beaucoup ces hameaux où le temps semble s’être arrêté.  Ce qui me plaît particulièrement, ce sont les petites chapelles entourées de vieux cimetières où, en lisant les épitaphes, on peut retracer une partie de l’histoire des lieux. Je suis entrée dans la minuscule église et j’ai exploré tous les sombres recoins.  Et là, alors que j’étais dans le confessionnal, plongée dans mes pensées, un bruit insolite a détourné mon attention. A ma grande stupeur, le curé était en train de vider les tirelires des offrandes et a mis le magot dans une valise avant de prendre la poudre d’escampette.  Sous le coup de l’émotion, j’ai appelé le sacristain pour lui relater les faits et très laconiquement il m’a répondu « bon débarras !  De toutes façons,  ce curé chantait faux ! 

publié par Marie-Jeanne publié dans : écrits à tous vents
Samedi 17 Novembre 2007

Créer un poème à partir des quatre  premiers mots de chaque phrase.

 

JE DIS...

Je dis vent et je sens son souffle effleurer ma joue,

Je dis nuage et son doux coton me chatouille agréablement,
Je dis ciel et je me perds  dans son immensité,
Je dis lumière et je cligne des yeux, surprise par son incandescence,

Je dis mer et les vagues me bercent d’une douce rumeur,
Je dis feu et son rougeoiement  attise les bûches,
Je dis terre et la nature s’épanouit en mille fleurs..

publié par Marie-Jeanne publié dans : écrits à tous vents
Mardi 06 Novembre 2007

 Ecrire un texte avec des mots de une ou deux syllabes sur base d'un tableau.

 

 

 

                   "Le silence" d'Alechinsky

 

  Voir, lire, être tout ouïe.  La télé, la radio, les médias, tout me fait voir un monde d’horreur.  Face à tout cela, je crie mon effroi, j’ai envie de beau, de chaleur, de bonté, d’amour.  En bref, de l’humain !         

                                Marie-Jeanne

Le regard, c'est un fil rouge qui tombe sur quelqu'un, qui le suit. Ce regard peut être méchant ou bon, dur ou doux, froid ou chaud. C'est une lampe du jour ou de la nuit, de l'hiver ou de l'été. Nous avons le don de le donner ou de le garder. Il traduit le fond de l'âme, et nous en avons grand besoin. C'est comme quand on sourit, c'est un cadeau. Quand on le ferme, c'est une pierre que l'on jette. Heureux sommes-nous d'avoir des yeux !

                              Emmanuelle  

 

publié par Marie-Jeanne publié dans : les photos parlent
Mardi 06 Novembre 2007

Observer le paysage. Ecrire les mots qui viennent à l’esprit pour se constituer un capital- mots. Utiliser des métaphores pour créer le texte. Incipit imposé.

Rêve d’exotisme.

 J’ai déménagé des milliards de fois sans jamais sortir de chez moi.  Mon village blotti au fond de l’Alsace  m’enveloppe dans sa nature calme et bienfaisante.  Les maisons aux toits de chaume semblent assoupies comme de gros animaux aux ventres rebondis.  C’est l’époque des vendanges .Le paysage brille dans le soleil naissant et le raisin mûr étincelle de mille feux sous les perles de rosée, tels des saphirs. L’hiver approche.  Le petit vent frais joue avec le feuillage et pique le bout du nez.  La folie de la nidification s’empare des cigognes et toutes s’élancent dans un même envol, attirées par la promesse des pays chauds.  Alors, je ferme les yeux et, me laissant emporter par le bruissement incessant des ailes, je m’évade moi aussi vers quelques contrées lointaines. 

                          Marie-Jeanne

J'ai déménagé des milliards de fois sans jamais sortir de chez moi. Ma chambre était mon continent et je m'y sentais bien, seule. Que de fois n'ai-je pas entendu la maisonnée sous mes pieds ? On aurait dit que ma famille battait des ailes comme les oiseaux avant la migration des vacances. Mais ma chambre était mon refuge, et le soir avant de me coucher, je m'évadais dans le ciel bleu des vacances. Les cigognes étaient mon porte-parole vers cette Alsace que j'aime tant et je me voyais voler sur l'une d'elles.

                            Emmanuelle

 

publié par Marie-Jeanne publié dans : les photos parlent
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